La tomate, star du Medfel 2012

Organisé par Sud de France Développement pour la Région Languedoc-Roussillon, le Medfel se tient à Perpignan, Parc des Expositions, du 24 au 26 avril. Cette édition sera rouge comme une tomate qui est la star du salon.

Le mardi 24 avril, de 14 h à 14 h 45, une conférence lui sera même consacrée avec pour intitulé « Qui fait évoluer la filière tomate fraîche ? ».

Pour en parler, autour de la table, il y aura Laurent Bergé, le président de l’AOP tomate concombre ; Jean Lacroix, consultant et auteur d’une étude tomate ; Jean-Marc Faou, directeur commercial et Franck Juan, directeur marketing de Gautier Semences.

Jean Lacroix, expert en fruits et légumes dévoilera les résultats de l’enquête sur la tomate qu’il a conduite sur une cinquantaine de pages.

La tomate, à l'honneur lors de Medfel 2012, sera déclinée à toutes les sauces du 24 au 26 avril à Perpignan.

Depuis la fin des années 1960, la tomate qui, jusque-là, avait peu connu de changement, n’a cessé de vivre une intense évolution.

De tous ordres, les mutations proviennent sur le temps long, en grande partie de l’interaction réciproque de tous les acteurs de la filière. La grande distribution désormais largement dominante, sauf en Italie, exige des produits solides et surtout adaptés à son mode de vente, le libre service. Les consommateurs coupés des réalités de la campagne et des saisons, demandent toute l’année des tomates susceptibles de patienter une semaine dans leur réfrigérateur ; car en général, leur rythme de course est hebdomadaire . Depuis peu, une partie de la demande s’oriente vers des variétés anciennes, plus typiques ou d’apparence « néorustique ». Les producteurs adoptent de nouvelles techniques, abris, serres, hors sol et visent sans cesse des gains de productivité. Les firmes de semences fournissent des produits, adaptés sur le plan agronomique, de plus en plus productifs et résistants aux différents virus pathogènes. Enfin les transporteurs routier ou maritime peuvent acheminer les tomates avec  de plus en plus de sûreté, des zones de production lointaines jusque sur les grandes places de marché.

Deux grands phénomènes marquèrent l’histoire récente de la filière. Le poids de la production délocalisée de contre-saison, Andalousie, Maroc, Tunisie constitue le premier. Le deuxième réside dans la sophistication de plus en plus poussée des outils de production hors sol. La tomate appartient désormais aux cultures à haute technologie.

Six grands pays et quelques nouveaux entrants se partagent la production que consomme l’Europe. En hiver, l’Espagne et le Maroc se disputent le leadership. En été, les Pays Bas, la Belgique et la France dominent. A l’automne et au printemps, les franges de recouvrement hiver été posent problème. La France montre une production plurielle. L’Ouest s’organise plutôt bien et demeure au dernier fait de l’investissement. Sauf exception notoire, le Sud montre un visage différent, certains de ses acteurs trouvent refuge dans la vente locale en circuit court.

L’Italie se place à part. Elle intervient à peine dans le concert international et recourt peu à l’importation. Sa propre livraison suffit presque à  satisfaire l’extrême exigence des Italiens grands consommateurs, esthètes et connaisseurs.

La productivité croît dans tous les bassins. De nouveaux entrants apparaissent. Mais la consommation traditionnelle ne suit pas, elle stagne et même parfois recule. Pour le moment, les nouveaux pays consommateurs de  l’Est assurent au marché un certain équilibre en absorbant des quantités non négligeables produites à l’Ouest . Qu’en sera-t-il, s’ils réduisent leurs achats, deviennent auto suffisants ou trouvent d’autres sources d’approvisionnement ?

Chaque pays ou bassin producteur possède ses atouts concurrentiels, naturels ou construits et ses handicaps. Dans chacun d’entre eux, tous les metteurs en marché ne survivront sans doute pas. Après quelques phénomènes de concentration et de fusion ne demeureront que les plus dynamiques dans la course à l’innovation et les mieux organisés.

L’étude s’efforce de faire un rapide tour de toutes ces problématiques.

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